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Le président français appuie ainsi l’initiative des autorités locales qui se sont lancées depuis plusieurs années dans la longue procédure pour obtenir ce label de l’Unesco.
Temps de Lecture 4 min.
Emmanuel Macron a annoncé, lundi 26 juillet, son soutien à la candidature des Marquises au Patrimoine mondial de l’Unesco, pour marquer la première visite d’un président de la République dans cet archipel de la Polynésie française.
Pour cette occasion, les Marquisiens ont offert dimanche soir (lundi matin à Paris) un spectacle rare au chef de l’Etat avec une cérémonie traditionnelle comptant 600 danseurs et musiciens issus des six îles marquisiennes, vêtus de tenues végétales à base de auti, des feuilles effilées. Seul homme en complet au milieu du stade d’Atuona, principal bourg d’Hiva Oa, Emmanuel Macron a été accueilli par des cavaliers en tenue de combat et par un vibrant Mave mai, un chant déclamé par une soliste.
« Notre part d’identité française est voulue et assumée : nous sommes marquisiens, polynésiens, français, et nous en sommes fiers, Monsieur le président », a déclaré la maire d’Hiva Oa, Joëlle Frébault. Elle a ensuite baptisé le chef de l’Etat d’un nom marquisien : « Te Hakaiki Taha’oa », « le grand chef qui marche et qui va loin ».
Emmanuel Macron a ensuite été acclamé pour avoir commencé son discours en saluant, par quelques mots en marquisien, chaque île de l’archipel. « Notre trésor, c’est cette nature et cette culture, (…) alors je me battrai à vos côtés pour que nous puissions classer à l’Unesco les Marquises », a-t-il annoncé.
Il appuie ainsi l’initiative des autorités locales qui se sont lancées depuis plusieurs années dans la longue procédure pour obtenir le label de l’Unesco. Elles défendent la valeur universelle exceptionnelle du « Bien îles Marquises », qui comprend neuf sites sur les principales îles de l’archipel, avec une inscription « mixte » combinant « nature et culture ».
« Soyez fiers d’être marquisiens, d’être polynésiens, d’être français », a lancé Emmanuel Macron en concluant le discours qu’il a prononcé debout sur une pirogue double traditionnelle en bois.
Sur le plan de la nature, les Marquises présentent par exemple « une verticalité de falaises exceptionnelles », notamment l’île d’Ua Pou, avec ses pics et pitons, mais aussi de nombreuses espèces de poissons et dauphins. En matière culturelle, les îles présentent « une architecture monumentale cérémonielle et d’habitat sans précédent », et comptent de nombreux « tiki » (statues) et « paepae », hautes plates-formes en pierre qui étaient les anciennes habitations des Marquisiens. Mme Frébault a également souhaité que le Matatiki, l’art graphique marquisien, figure au Patrimoine mondial.
Le président Macron a ensuite visité le site archéologique d’Upeke, composé de plusieurs plates-formes de pierre dressées au milieu de la forêt, au son des tambours des chanteuses et des conques. Il a été invité à présider une cérémonie traditionnelle, armé d’un sceptre, en compagnie de la maire et du président de la Polynésie française, l’autonomiste Edouard Fritch, qui a assuré que le chef de l’Etat reviendrait fêter le classement par l’Unesco en 2025.
Les Marquises, c’est « un peuple, une langue, une culture, une terre, une fierté », clame le maire d’Ua Pou, Joseph Kaiha, en ajoutant à l’adresse du chef de l’Etat : « Merci de toucher avec vos yeux les cailloux d’Upeke, l’âme des Marquisiens. »
Il devait par la suite assister à plusieurs ateliers témoignant du patrimoine immatériel marquisien, notamment le tatouage, un art interdit aux Marquisiens par un gouverneur au XIXe siècle, que l’association Patutiki, présidée par Teiki Huukena, entreprend de faire revivre.
En arrivant aux Marquises, le président s’est rendu sur les tombes, sous les frangipaniers, du peintre Paul Gauguin, mort en 1903, et du chanteur Jacques Brel, décédé en 1978.
Avant de poursuivre son déplacement à Manihi, dans l’archipel des Tuamotu, le chef de l’Etat a rendu une visite à la première compagnie de formation professionnelle du régiment du service militaire adapté (RSMA), où il a remercié les militaires « de permettre à nos jeunes d’apprendre à se comporter et parfois à réparer ce que la vie leur a fait injustement subir, et ensuite à acquérir des savoir-faire pour pouvoir être des citoyennes et des citoyens libres ».
« Le RSMA a 60 ans cette année et c’est un modèle que nous souhaitons développer et rendre plus fort », a déclaré M. Macron en remerciant le ministre des outre-mer, Sébastien Lecornu, de « donner plus d’ambition encore en accompagnant le développement de ce modèle unique ». M. Lecornu a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) que son ministère allait ajouter l’année prochaine des moyens sur le RSMA de Mayotte pour en augmenter les effectifs.
A Manihi, le chef de l’Etat a inauguré lundi (mardi à Paris) le chantier d’un abri anticyclonique, crucial sur cet atoll de 600 habitants, qui culmine à cinq mètres et où des vagues de plus de dix mètres peuvent s’abattre en cas de cyclone.
« Dans les motu [îlots], certains se sont cachés dans les congélateurs et un habitant accroché à une branche a été secoué dans le lagon pendant toute la nuit », a raconté à cette occasion Emilienne Natua Lancel, une retraitée de Manihi qui a vécu le passage du cyclone Orama, en 1983.
Le chef de l’Etat a ensuite quitté Manihi pour rentrer à Tahiti où il devait rencontrer des chefs d’entreprise. Il a prévu de repartir pour la métropole le 28 juillet.
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