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Nicole Bouteau et Teva Rohfritsch quittent le président du Tapura et président du Pays, Édouard Fritch (à droite). Photo Présidence de la Polynésie française. © Ouest-France
Dans une lettre commune, Teva Rohfritsch, sénateur proche de La République en Marche, Nicole Bouteau, ancienne ministre locale de l’Emploi, et Philip Schyle, ancien président de l’assemblée de la Polynésie française, ont annoncé mercredi 14 septembre 2022 leur décision de quitter le parti. Ces démissions seront suivies par celles du groupe Tapura huiraatira, à l’assemblée de la Polynésie française, où ils siégeront désormais chez les non-inscrits.
Dans ce courrier, les démissionnaires expriment « la profonde déception » des élus face à un président pour qui « la crise sanitaire […] semble avoir fait perdre pied ».
La gestion du Covid, à l’origine des divisions
Ce malaise qui couvait depuis longtemps chez ces trois élus prend ses racines au cœur de la gestion de la crise du Covid-19 en Polynésie française.
Alors que son assemblée votait massivement l’obligation vaccinale en 2021 pour les salariés de secteurs clefs, les personnes âgées et les personnes atteintes de certaines pathologies, le président de l’assemblée de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, mais encore le vice-président du Pays, Tearii Alpha, refusaient de se plier à la règle, provoquant l’ire d’une partie de la population et des élus. Leur attitude et l’absence de sévérité dans la gestion de ces cas par le président Fritch avaient poussé Nicole Bouteau à la démission de son poste de ministre.
De son côté, Teva Rohfritsch, à plusieurs reprises, a fait des sorties médiatiques demandant au président du Pays de « ne pas rester sans réaction » après les défaites aux élections législatives de juin dernier qui avaient vu l’élection de trois députés indépendantistes, Moetai Brotherson, Steve Chailloux et Tematai Legayic, au Palais Bourbon. Il demandait alors « la prise de mesures fortes et courageuses veillant à retrouver les conditions de la cohésion territoriale et à agir en urgence en faveur du pouvoir d’achat et de l’emploi des Polynésiens, en particulier des plus démunis ».
++Lire aussi : En Polynésie, un hôpital de jour pour soigner et combattre les maux de l’obésité
« Pas une surprise », réagit le parti du président
Le parti du président Édouard Fritch, n’a pour l’heure répondu que par communiqué sur ces démissions qui « en soi, ne sont pas une surprise » : « Face à la demande insistante de certains, au lendemain des élections législatives, d’un remaniement ministériel en profondeur par le limogeage de quelques ministres, le Président Édouard Fritch a proposé sa démission qui a été refusée par la majorité des responsables du parti. » Le parti majoritaire regrette en ces départs « un acte allant à l’encontre de cette décision, qui fait fi de la manifestation même de la démocratie qui s’est exprimé au sein de (notre) mouvement. »
Après une élection présidentielle marquée par une forte abstention en Polynésie française, puis des législatives catastrophiques pour la majorité en place, ces nouveaux départs sonnent comme une obligation de réaction de la part du président Fritch, à sept mois des élections territoriales, où il sera candidat à sa propre succession.
L’ambiance / le décor
Le rapport qualité / prix
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