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Omicron est bien là. La semaine dernière, la présence de cas suspects de variant Omicron en Polynésie était annoncée. Ce lundi, le ministre de la Santé a répondu à une sollicitation des chaînes de télévision locales et confirmé 20 cas de ce variant au fenua, “pratiquement que des touristes”.
Omicron est bien là. La semaine dernière, la présence de cas suspects de variant Omicron en Polynésie était annoncée. Ce lundi, le ministre de la Santé a répondu à une sollicitation des chaînes de télévision locales et confirmé 20 cas de ce variant au fenua, “pratiquement que des touristes”.
L’Institut Louis Malardé a désormais le moyen de détecter l’Omicron. Un variant “moins agressif que le Delta” selon Jacques Raynal, mais qui se propage plus vite : “La courbe Delta montait déàa très vite et là c’est vraiment une ascension encore plus rapide. Le Omicron est 1,7 fois plus virulent que le virus initial (…) Il est beaucoup plus contaminant.”
Les plus fragiles restent vulnérables et la nouvelle vague de covid semble annoncée. “Les capacités de l’hôpital (…) sont plus réduites que ce qu’elles étaient en plein milieu de la crise”, prévient le ministre.
Pour les autorités, la seule manière de se protéger, outre le port du masque, reste la vaccination. “Plus de 90% des personnes à risque sont vaccinées néanmoins il faut qu’on poursuive les opérations de vaccination”. Et pour ceux qui choisissent de ne pas se faire vacciner, “ça leur posera surtout problème à eux” prévient Jacques Raynal.
Le variant Omicron est présent à Tahiti mais aussi dans les îles indique le ministre : “Dans au moins deux iles il y a des cas qui sont à l’isolement. À Bora Bora notamment“.
Avec la fin de l’état d’urgence le 15 novembre, l’isolement des personnes malades et le contrôle par les autorités ne sont plus possibles. L’isolement est désormais “une recommandation (…). C’est à leur responsabilité et non à leur bon vouloir (…) Les forces de sécurité ne peuvent pas être mobilisées dans ce cas. Par contre on fait des appels.”
À l’approche des fêtes de fin d’année, pas d’annonce de nouvelles restrictions. Pour l’instant. “Les restrictions que l’on pourra mettre éventuellement ce sont les conditions dans lesquelles on pourra prendre l’avion pour venir en Polynésie française. Quand les gens arrivent ici, il faut qu’on sache clairement quel est leur statut.”
Le ministre recommande d’“accentuer les gestes barrières”. “Essayons de faire en sorte que nous puissions franchir cette nouvelle vague qui va arriver de toute façon, de la manière la plus sereine possible”. “On suit de façon très proche ce qui se passe en Europe (…) On suit les conseils de l’OMS. on a plusieurs scientifiques qui nous aident à déterminer quelles seraient les mesures les plus adaptées à notre situation.”
Par ailleurs, la haute autorité de santé a donné son feu vert à la vaccination des 5 – 11 ans. Pour l’instant, cela “restera une décision parentale” a déclaré Jacques Raynal qui assure qu’“il n’y a aucun risque à faire vacciner ses enfants.”
Du côté des communes, l’heure est à l’anticipation. Les tavana de Paea, Mahina et Punaauia sont unanimes : il faut redoubler de vigilance. Anthony Géros a annoncé réunir le plan communal de sauvegarde dès la première semaine de janvier pour “mettre en place la logistique nécessaire pour le moment venu”. “Il faut impérativement rebondir sur l’expérience malheureuse que nous avons eue au mois d’août, pour essayer d’avoir les bons réflexes cette fois-ci. Le PCS va d’abord se réunir et prendre les décisions qu’il faut en fonction de la progression de l’épidémie”.
Les tavana ne doivent pas attendre pour prendre des mesures
Même initiative du côté de Punaauia. Simplicio Lissant annonçait l’annulation des événements de sa commune la semaine dernière, notamment dans le but de prévenir une troisième vague épidémique : “les tavana ne doivent pas attendre pour prendre des mesures. On a laissé en veille notre plan communal de sauvegarde, je vais le réunir dans la semaine pour essayer de préparer le choc. La suite, c’est d’essayer de remettre nos dispositions sur les rails. Nous allons annuler les regroupements d’envergure, maintenir des centres de vaccination dans la commune… On nous a demandé d’organiser un grand concert le 31 : je vais émettre un avis défavorable. Ce n’est pas le moment de prendre des risques. […] J’appelle la population à la vigilance. […] L’Etat, le Pays et les communes ne pourront rien faire s’il n’y a pas une conscience collective”.
A Mahina, Damas Teuira compte pour l’instant sur une stratégie préventive auprès de ses administrés, sans pour autant oublier les pertes dues à la seconde vague de covid-19 : “les gens sont informés. Si c’est officiel : on va monter d’un cran. On va anticiper, ça c’est sûr. […] L’idée du maire est de protéger la population et je le ferai avec la même énergie qu’au cours de la vague précédente. Ça a laissé des traces, beaucoup de traces, dans nos équipes”.
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