« En Polynésie, on en est encore à mettre en œuvre la collecte des invendus auprès de la grande distribution. » C’est donc pour voir comment fonctionne l’aide alimentaire en Métropole que Virginie Bruant, ministre des Solidarités du gouvernement autonome de Polynésie française, était ce lundi 29 août au siège de la Banque alimentaire de Bordeaux. « Pour les informations dont j’ai besoin, je ne voulais pas rester à Paris. »
Deux points l’ont particulièrement intéressée : la gestion des stocks et celle des équipes. Notamment le fait que le site de Bordeaux serve aussi de plateforme logistique pour les autres départements de la région. « Ça permet de faire un seul acheminement quand des grandes surfaces nous remettent de grosses quantités de yaourts ou de fruits, explique le directeur Philippe Idiartegaray. Après, on les stocke et on les répartit. »
Quant au recrutement de collaborateurs, il est facilité par le fait que la Banque alimentaire est reconnue structure formatrice. « Les jeunes en service civique bénéficient de formations qui leur permettent ensuite de trouver du travail dans la logistique ou la restauration. » Ils sont actuellement cinq dans ce cas à Bordeaux, tout comme il y a cinq personnes en mécénat de compétences : « Des entreprises mettent des salariés qui le souhaitent à notre service, tout en continuant à payer leurs salaires. C’est un dispositif en plein essor. »

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