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Laurent Perrin
Urbaniste
Jean-François Henric
Ingénieur agronome et urbaniste
Il est urgent que l’archipel des Tuamotu, très vulnérable à la montée des eaux, fasse l’objet d’une réorganisation du territoire qui intègre le relogement des « premiers réfugiés climatiques de la République », alertent les urbanistes Laurent Perrin et Jean-François Henric, dans une tribune au « Monde ».
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Pour faire prendre conscience que son pays est en train d’être submergé par le Pacifique, Simon Kofe, ministre des affaires étrangères du petit Etat insulaire de Tuvalu, de 11 000 habitants répartis sur neuf atolls situés dans l’ouest de l’océan Pacifique Sud, a récemment annoncé que son pays allait désormais prolonger son existence dans le métavers, depuis une tribune posée sur un îlot corallien semi-virtuel.
La vidéo, remarquable en matière de communication, a aussitôt fait le buzz à travers le monde et en France, au moment où les délégations des parties prenantes de la COP27 peinaient à rédiger une déclaration finale concernant la mise en place d’un fonds mondial destiné à indemniser les pays les plus pauvres et les plus touchés par le réchauffement climatique.
Les habitants de la Polynésie française (le fenua en tahitien) sont eux aussi très directement concernés par les conséquences de la montée des océans. Dans un entretien donné au quotidien polynésien Tahiti Infos, leur ministre de l’environnement et des ressources marines, Heremoana Maamaatuaiahutapu, s’est réjoui de la création du fonds spécial d’aide aux Etats victimes des effets du réchauffement climatique, sujet prioritaire de cette COP27. Il y voit une « compensation des dégâts réclamée aux pays riches, principaux responsables du réchauffement climatique ». Cette déclaration masque pourtant un certain embarras de la part du gouvernement de ce pays d’outre-mer largement autonome, mais toujours très dépendant de la métropole pour assurer le fonctionnement de ses services publics.
Les îles Tuamotu-Gambier sont sans doute le plus vulnérable des cinq archipels de la Polynésie française. A long terme, dans les zones très basses et les secteurs en érosion marine (les atolls coralliens), s’imposera la nécessité de réorganiser le territoire. Il n’est pas exclu que les îles les plus urbanisées doivent être délaissées par leurs populations, car il deviendra dangereux d’y vivre. Ces habitants devront, à plus ou moins brève échéance, migrer vers les îles hautes, résistant naturellement à l’élévation du niveau de la mer, et il faudra ainsi considérer le redéploiement de la population et des activités au sein des atolls, mais aussi dans tout le fenua, car, dans certains cas, comme à Rangiroa, ces îles sont situées sur la trajectoire des cyclones, ce qui les expose d’autant plus au risque de submersion marine.
En réalisant le premier schéma d’aménagement général de la Polynésie française (SAGE), approuvé par l’Assemblée territoriale en juillet 2020, nous avions touché du doigt les difficultés politiques et sociales engendrées par la perspective de la crise climatique. Nous y avions écrit : « De nouveaux modes de logement résilients et adaptés aux effets du changement climatique devront être développés dans le cadre d’un programme de R&D [recherche et développement] ciblé sur les modes de vie des populations. »
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