Magazine en ligne | Abonnez-vous | Prévenez-nous d’une nouvelle
Magazine en ligne | Abonnez-vous | Prévenez-nous d’une nouvelle
L’hôtel Marriott Château Champlain Montréal, qui a été conçu en 1967, a entamé en 2019 des travaux majeurs de rénovation sur l’ensemble de son établissement. Refaire les salles de bain et l’électricité ou encore finir d’enlever l’amiante : les coûts, qui se sont élevés à 65 M$, ont également permis de repenser l’expérience client dans les espaces publics. Le décor du restaurant, son chef et son menu ont ainsi changé pour se présenter cette année sous un nouveau nom, Lloyd.
« Au moment de l’achat par le groupe immobilier Tidan en 2018, l’hôtel n’avait pas bénéficié d’investissements majeurs depuis plusieurs années, donc il était désuet et ne répondait plus aux besoins des voyageurs modernes, fait savoir Steve Boisclair, directeur des ventes et marketing. L’objectif était donc de remettre le joyau du Château Champlain à niveau. »
Il ajoute que Marriott International donne aujourd’hui en exemple les rénovations de l’hôtel aux autres propriétaires d’Amérique du Nord pour faire valoir la qualité et l’expérience client. « Avant, les espaces publics, pour des jours plus tranquilles comme un lundi, étaient des espaces transitoires : les voyageurs avaient tendance à s’enregistrer, puis à monter directement à leur chambre où ils passaient beaucoup de temps. Aujourd’hui, on voit qu’ils préfèrent rester dans les espaces publics, donc il a vraiment fallu revoir l’aménagement », souligne le directeur.
Un bar, une salle à manger et un espace communautaire avec de grandes tables : différents environnements ont été conçus pour s’adapter à différentes occasions. Les clients peuvent aussi se déplacer d’une section à l’autre et finalement, passer plus de temps sur place. Pour cette raison également, une offre de nourriture et de boisson a été développée pour chacun des environnements.
« C’est certain que la durée des séjours a considérablement augmenté, rapporte Steve Boisclair. Avant, on parlait d’un séjour de deux nuits et depuis le rebond d’après pandémie, on parle d’un séjour qui tire vers les deux nuits et demie, ce qui est énorme pour un centre-ville puisqu’ils sont généralement très transitoires. »
Il estime que les voyageurs ont envie de redécouvrir la métropole après s’en être absentés pendant quelques années, d’autant plus que l’offre touristique s’est continuellement développée, même pendant la pandémie.
« Modernité et avant-gardisme »
« L’esprit du Château Champlain est resté. L’hôtel a été construit pour l’Expo 67, c’était une façon pour le Canada, et particulièrement pour Montréal, de montrer son ouverture sur un monde moderne. Propriété du Canadien Pacifique, il voulait montrer une version modèle d’un château. Je pense qu’on a gardé cet esprit de modernité et d’avant-gardisme au niveau du décor et de l’expérience client. »
Le nom du restaurant, Lloyd, est un hommage à l’architecte Frank Lloyd Wright qui a inspiré l’architecte Roger d’Astout lorsqu’il a conçu l’hôtel en 1967. En continuité avec le design de l’hôtel confié à Sid Lee Architecture, le décor du restaurant révèle un esprit scandinave, avec une ambiance feutrée et une touche d’inspiration mid century. L’espace offre un cadre qui se veut chaleureux et lumineux, avec des boiseries claires et un faux puits de lumière qui simule une lumière naturelle et évolue tout au long de la journée. Des banquettes en demi-lune sont installées dans des alcôves pour faire un clin d’œil à la forme arrondie des fenêtres de l’hôtel et offrir de l’intimité.
Le chef exécutif Kevin Mougin fait valoir son expérience en Polynésie française sur le menu, par exemple avec un tartare de crevettes à la vanille, un gaspacho de fruits exotiques ou encore un pressé de foie gras au chutney tahitien. Une influence qui se retrouve du côté des desserts confectionnés par le chef pâtissier Sylvain Vivier, entre autres avec Le Pistachio – crème de pistache et confit de mangue, sorbet mangue, pomme verte, coriandre et huile d’olive – ou la Tentation – biscuit sablé, crème au chocolat blanc, biscuit au curcuma, confit de framboise et tomate et sorbet au litchi et à la tomate.
Le chef exécutif Kevin Mougin
« La carte du midi change chaque semaine, ce qui permet au chef exécutif d’utiliser la fraîcheur du terroir, avec des produits locaux, ajoute le directeur. Pour les clients du restaurant, cela assure donc un élément de nouveauté. Il fut un temps, les restaurants d’hôtels n’avaient pas nécessairement la meilleure réputation, mais on voit leur renaissance, avec de très bonnes tables pour leur décor, leur service et particulièrement pour leur menu ! »
La carte des vins a quant à elle été élaborée par la sommelière Claude Laporte et le restaurant s’est aussi doté de mixologues.
Pour suivre le Lloyd :

source