Pour l’instant, les artisans restent encore très dubitatifs sur l’intérêt d’être répertoriés. En cause, les diverses taxes et la crise sanitaire qui a laissé de grosses séquelles dans le secteur.
“On est mitigés. Les explications restent floues, il y a différentes versions, on ne sait pas où se mettre, donc on reste à notre place. Ce n’est pas que l’on ne pas, c’est que les infos données ne collent pas”, estime Liliane, vannière depuis 10 ans. 
Il y a plus de deux semaines, le service de l’Artisanat a organisé une séance d’information en présentiel ou par internet. Là encore, l’information n’est pas arrivée à tout le monde. “Je ne dis pas non, c’est super si c’est pour aider surtout après la crise covid…mais je ne suis pas informé”, avoue Deri, sculpteur-graveur des Marquises, parfois c’est avec le bouche à oreille que tu apprends, mais si tu cherches par toi-même, tu ne trouves pas”.
Les artisans possèdent déjà une carte d’artisan, étant en association ou possédant une patente. Mais le Pays, dans un souci d’une meilleure organisation du secteur, a souhaité remplacer ce dispositif, par un autre censé être plus performant.
 “L’intérêt des deux cartes est la reconnaissance de leur activité et de leur qualité. La valorisation est derrière ce dispositif, c’est-à-dire que les artisans sont enregistrés dans un répertoire, accessibles sur un site du service. Ainsi les gens pourront leur passer des commandes plus facilement… [De plus], un dispositif qui existait déjà et qui est maintenu, est la prise en charge du fret maritime “aller” pour des événements d’artisanat traditionnel. Et enfin, avec ces cartes-là, les artisans pourront demander à accéder à des dispositifs d’aide”, explique Vaiana Giraud, cheffe du service de l’Artisanat traditionnel.
nouveau statut artisan

Un service qui se veut rassurant : ce dispositif est loin d’être un système fiscal de taxation, et il est entièrement basé sur du volontariat. Il est gratuit et valable 5 ans. 
Les cartes professionnelles des artisans traditionnels et des maiîres artisans seront disponibles d’ici quelques semaines au service de l’artisanat à Papeete ou en ligne sur son site internet, Une fois leurs publication au journal officiel de la Polynésie française. 
La loi du Pays du 4 février 2022 instaure désormais deux qualités spécifiques, celle d’artisan traditionnel de Polynésie française – « Rima’î mâ’ohi », et celle de maître artisan traditionnel de Polynésie française – « ‘Ihi rima’î mâ’ohi ».
 
Les artisans encore mitigés sur leur nouveau statut
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