Le projet immobilier au cœur de contestations concerne la zone du col du Tahara’a, à Arue, où se trouve l’ancien hôtel, laissé à l’abandon il y a 24 ans. Le groupe City, spécialisé dans les aménagements de quartiers, s’est porté acquéreur du terrain en 2021, avec un grand projet immobilier au même endroit, favorable au développement économique du Pays : 500 emplois pourraient être créés.
Mais Teura Iriti, membre du Tapura et maire de Arue, ainsi que son troisième adjoint, l’écologiste Jacky Bryant, se sont ouvertement opposés à ce projet. Ils craignent une dégradation de la biodiversité et la privatisation du lieu, en défaveur des habitants.
Ces derniers peuvent donner leur avis sur ce projet depuis le 27 juin. Le cahier de doléances est mis à disposition jusqu’au 29 juillet 2022, aux services techniques de la commune.
En attendant, les opposants continuent de faire entendre leur voix. Le 16 juillet, une centaine d’habitants se sont joints à la maire et son adjoint pour manifester, de manière bien particulière… Le rassemblement a pris la forme d’une cérémonie pour montrer leur attachement à ces lieux.
Le Taharaa et sa plage de sable noir… Un bout de paradis que les manifestants veulent absolument garder intact. Beaucoup d’entre eux ont grandi ici et leurs enfants après eux. Les enfants ont mis les « Titiraina » à l’eau, ces bateaux à voile miniatures fabriqués avec des bouts de bois, pour lier la terre à l’océan.
New Tahara'a : vent debout contre le projet immobilier
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