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Les fonctionnaires d’Etat travaillant dans les îles ont généralement suivi le mouvement de grève lancé au niveau national contre la réforme des retraites repoussant l’âge légal de départ de 62 à 64 ans. 
Selon les chiffres de l’éducation et seulement l’éducation DGEE + écoles + établissement, la mobilisation a été “bonne dans les îles”.

Vers 10h30,  47,17% de l’ensemble du personnel de l’éducation étaient en grève.
1er degré : 57,33%
2nd degré : 38,74%
En fin de journée, les taux de participation généraux dans l’éducation ont avoisiné les 60% :

Sur l’île soeur, le mouvement de grève a été suivi par les enseignants du 1er degré. De fait, sur décision du maire, toutes les écoles de l’île ont été fermées. Mais les parents avaient été prévenus hier.
La garderie de l’est de l’île n’a pas eu grande affluence comme lors de la dernière grogne des enseignants. 
Cette grève n’a pas eu de répercussion à l’hôpital de Afareaitu. Seuls les rendez-vous des spécialistes d’aujourd’hui ont été repoussés. 
Comme l’an passé, les enseignants grévistes ont défilé en ville en partant de la place Tamatoa à Uturoa pour finir devant la subdivision administrative face à la gendarmerie, via le Kuo Min Tong.
Une bonne soixantaine de participants, encadrés par les gendarmes et les mutoi, ont manifesté dans  une ambiance bon enfant. Une seule journée de grève comme l’an passé par solidarité aux collègues de métropole, même si certains n’ont pas participé, arguant qu’ils ne cotisent qu’à la CPS et non à la Sécurité sociale.
En revanche des militaires, des enseignants retraités se sont joints à eux par solidarité.
Sur l’île sacrée, les écoles maternelles publiques d’Uturoa ont toutes été fermées.
Par contre, pas de gréviste dans les écoles privées des protestants. Dans le secondaire, sur la vingtaine de personnel enseignant, 6 ont fait grève, mais aucun personnel non enseignant.
Dans le secteur catholique AMJ maternelle-primaire, seules 2 classes sur 10 ont été ouvertes et paradoxalement toutes les classes sont restées ouvertes dans le secondaire.
Ce matin à Bora Bora, une partie du personnel enseignant et non enseignant du lycée collège Ihitea No Vavau a voulu aussi exprimer son mécontentement et a participé à la grève, selon l’UNSA.
Une trentaine de personnes ont manifesté à l’entrée du lycée à l’aide de banderoles, affiches et panneaux explicites.
Cette manifestation a seulement duré 1 heure et permis aux différents personnels d’échanger et de partager leurs avis.
C’est le cas de mama Riri, personnel non enseignant, qui à 60 ans travaille pour l’établissement scolaire et souhaite que l’âge de départ à la retraite ne change pas. Partir plus tôt pour préserver la santé des futurs retraités, notamment ceux qui ne bénéficieront que d’une petite pension.
C’est dans cet archipel que la journée nationale d’action contre la réforme des retraites a provoqué d’importantes perturbations dans les établissements scolaires de Nuku Hiva ce jeudi 19 janvier. 
 
Selon les syndicats, 84% des enseignants du collège de Taiohae (le plus grand des Marquises en nombre d’élèves) étaient en grève. 

Cependant deux agents ainsi que deux surveillants contractuels ont été réquisitionnés pour s’occuper des élèves internes du collège et du Cétad et préparer leurs 3 repas de la journée. 
 
Du côté des 4 écoles primaires publiques de l’île, 100% des enseignants étaient en grève et de ce fait aucun élève n’a été accueilli au sein des écoles primaires.
 
D’autre part, tous les chefs d’établissements du primaire et du secondaire étaient grévistes.
 
Pour Olivier TAUHIRO, délégué syndical et agent technique du collège de Nuku Hiva, cette grève est nécessaire. Il espère avant que ce mouvement a été compris par les parents dont les enfants n’ont pas pu aller en classe aujourd’hui. “Je pense que le parents nous ont compris, on fait cette grève-là pour nos collègues qui vont partir à la retraite. Plus tard, on va nous demander de travailler encore un peu plus et nous ne trouvons normal que cela se passe comme ça”.
À Ua Pou, à l’appel des syndicats UNSA et FSU, la grève dans l’éducation nationale contre la réforme des retraites à 64 ans a été suivie par 100% des enseignants du premier degré dans les écoles primaire de l’île et par 70% des enseignants du second degré au collège de Ua Pou.
A peine une quinzaine de grévistes se sont rassemblés ce matin devant la mairie d Avatoru, pour soutenir ce mouvement.
Au collège de Rangiroa, il y a eu quelques perturbations au niveau des cours. Les professeurs présents ont assuré normalement leur enseignement, tandis que les élèves dont les professeurs étaient absents sont allés en étude.
Idem du côté de l’école primaire d’Avatoru.
Sur cet atoll des Tuamotu le mouvement de grève a été plutôt bien suivi sans pour autant avoir eu besoin de fermer les établissements scolaires.

Une vingtaine de personnes munies de banderoles se sont présentées pendant une dizaine de minutes ce matin devant la mairie de Hao en soutien au mouvement de grève, le temps de prendre des photos.
Sur l’atoll tous les enseignants de l’école primaire ont fait grève, ainsi que la totalité du personnel d’entretien et technique du collège. Seul un quart des professeurs du collège n’ont pas travaillé.
Pour autant, les établissements scolaires n’ont pas fermé. Un service minimum a été assuré à l’école primaire où une dizaine d’enfants ont été pris en charge. Au collège, la vie scolaire a suivi son cours normalement car il y a une majorité d’élèves internes issus des îles et atolls éloignés.
Malheureusement les responsables syndicalistes grévistes sur place n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
Seul un habitant de l’atoll, Ine Tehuitua, boulanger de son état, s’est exprimé en soutenant le mouvement.
Une vingtaine d’enseignants se sont mobilisés aujourd’hui pour manifester leur mécontentement
contre le prolongement de l’âge de départ à la retraite.
Armé d’une pancarte, c’est en face de la mairie que le groupe s’est donné rendez-vous.
La représente du STIP, Magnana VIRIAMU, professeur des écoles, a exprimé son désaccord face à cette réforme, soutenue par Marjorie TEPAPATAHI, directrice de l’école primaire, qui a détaillé les
difficultés rencontrées par les personnes d’âge avancé dans l’éducation.

En tout, seize professeurs des écoles primaires et maternelles de l’île et quatre professeurs et personnels du collège ont composé cette délégation.
Même si les enseignants ont décidé de faire grève, ce n’est pas pour autant que les établissements scolaires de l’île ont fermé. Les enfants et les élèves ont été accueillis par le personnel de surveillance et d’encadrement.
À Rikiitea c’est sans surprise que la nouvelle réforme visant à repousser la date limite de retraite à 64 ans a été mal accueillie. Les treize enseignants de l’école Maputeoa ainsi que leurs directrices se sont donc mis en grève pour protester contre ce projet. 
Les 199 élèves de l’école primaire ont ainsi dû rester chez eux, ce qui n’a pas facilité la tâche des parents. “Je suis une maman qui travaille, je suis patentée. Si mes enfants ne peuvent pas suivre un cursus scolaire, ça va être un problème pour nous. En espérant que ça ne va pas trop durer parce que les enfants ont besoin d’avoir leur programme scolaire à jour”, a déclaré Natacha MARERE. “C’est très embêtant parce que j’ai ma fille avec moi au travail, j’espère que la grève ne va pas durer longtemps”, s’est plainte Hawaiki TEAKAROTU.

Enseignant, Torea MARAIAURIA est satisfait de cette journée : “Demain en tout cas on ne nous reprochera pas de ne pas l’avoir fait [la grève]. C’est pour ça que nous le faisons aujourd’hui avec tous les collègues de l’école primaire Maputeoa”.

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Réforme des retraites : les personnels de l'Education basés dans les îles très mobilisés
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