La Polynésie française compte environ 118 îles et atolls, dont une minorité seulement est habitée, répartis en cinq archipels. Cette page rassemble les îles les plus documentées du territoire avec leurs caractéristiques physiques : archipel de rattachement, superficie, altitude du point culminant et position géographique.
Ces îles se répartissent en deux familles bien distinctes, dont la différence conditionne à peu près tout le reste : les îles hautes, nées d’un volcan et dotées d’un relief, et les atolls, anneaux coralliens sans relief refermés sur un lagon. Les tableaux ci-dessous suivent l’ordre géographique des archipels.
Comment lire ces caractéristiques
La superficie indiquée correspond aux terres émergées. Elle demande une précaution particulière dans le cas des atolls : selon les sources, la surface annoncée désigne tantôt la seule bande de terre de l’anneau, tantôt l’ensemble formé par cet anneau et son lagon intérieur. Les deux valeurs peuvent différer d’un facteur cinquante à cent. Les superficies dont la définition est ambiguë ne sont pas affichées ici.
L’altitude du point culminant distingue immédiatement les deux familles d’îles. Sur une île haute de la Société ou des Marquises, elle se compte en centaines de mètres. Sur un atoll, elle n’a pas de sens : le relief y est absent et le point le plus élevé ne dépasse le niveau de la mer que de quelques mètres. La mention correspondante reste donc vide pour les atolls des Tuamotu.
Îles hautes et atolls : deux familles
Une île haute est née d’un volcan sous-marin dont l’activité a fini par émerger. Le relief y est marqué, l’eau douce circule en rivières, les sols issus de la décomposition de la roche volcanique permettent une agriculture réelle. Une barrière de corail ceinture généralement l’île, formant un lagon entre elle et le rivage.
Un atoll est l’aboutissement du même cycle, poursuivi sur des millions d’années. Lorsque l’île volcanique s’affaisse et disparaît sous la surface, la barrière de corail qui l’entourait continue de croître vers la lumière. Il ne subsiste qu’un anneau corallien refermé sur un lagon, sans montagne, sans rivière et sans eau douce de surface.
Cette différence d’origine se lit directement dans le tableau. Les îles de la Société, des Marquises et des Australes affichent des points culminants de plusieurs centaines de mètres ; les atolls des Tuamotu n’en affichent aucun. Elle explique aussi pourquoi ces deux familles n’ont ni les mêmes paysages, ni les mêmes ressources, ni les mêmes contraintes d’habitat.
Les cinq archipels
L’archipel de la Société réunit les îles les plus connues et les plus peuplées : Tahiti, où se trouve Papeete, mais aussi Moorea, Bora Bora, Huahine, Raiatea et Taha’a. Il se divise en Îles du Vent et Îles Sous-le-Vent. Les Tuamotu forment, à son nord-est, le plus vaste ensemble d’atolls au monde ; Fakarava y est classée réserve de biosphère par l’UNESCO.
Les Marquises, Te Henua Enata, se situent bien plus au nord. Elles se distinguent par l’absence de lagon et de barrière de corail, et sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2024. Les Australes, au sud, connaissent un climat sensiblement plus frais. Les Gambier, à l’extrême sud-est, referment le territoire autour de Mangareva.
Cette dispersion a une conséquence pratique immédiate : le territoire compte trois fuseaux horaires. Tahiti est à UTC-10, les Marquises à UTC-9h30 et les Gambier à UTC-9.
Combien d’îles sont réellement habitées
Sur environ 118 îles et atolls, une minorité seulement est habitée, pour une population d’environ 280 000 habitants sur l’ensemble du territoire. Cette population se concentre très fortement : Tahiti en rassemble la plus grande part, tandis que de nombreux atolls des Tuamotu comptent quelques centaines d’habitants au plus.
La desserte explique une bonne part de cette répartition. Les îles disposant d’une piste et de liaisons régulières ont conservé ou attiré une population ; d’autres se sont dépeuplées au profit de Tahiti, mouvement ancien qui se poursuit. Les îles inhabitées ne figurent pas dans les tableaux ci-dessous.
Les îles par archipel
Archipel de la Société
| Île | Superficie | Point culminant | Coordonnées |
|---|---|---|---|
| Bora Bora | 30,55 km² | 727 m | -16,498, - 151,736 |
| Huahine | 77,60 km² | 699 m | -16,733, - 151,033 |
| Maupiti | 11,00 km² | 380 m | -16,417, - 152,250 |
| Moorea | 133,50 km² | 1 207 m | -17,517, - 149,817 |
| Raiatea | 175,00 km² | — | -16,820, - 151,440 |
| Taha’a | 90,20 km² | — | -16,610, - 151,500 |
| Tahiti | 1 042,00 km² | 2 241 m | -17,667, - 149,467 |
| Tetiaroa | 6,00 km² | 17 m | -17,000, - 149,550 |
Archipel des Tuamotu
| Île | Superficie | Point culminant | Coordonnées |
|---|---|---|---|
| Fakarava | — | Atoll — sans relief | -16,310, - 145,625 |
| Manihi | — | 9 m | -14,450, - 146,067 |
| Rangiroa | — | 12 m | -15,117, - 147,633 |
| Tikehau | — | Atoll — sans relief | -14,983, - 148,150 |
Archipel des Marquises
| Île | Superficie | Point culminant | Coordonnées |
|---|---|---|---|
| Fatu Hiva | 84,00 km² | — | -10,486, - 138,650 |
| Hiva Oa | 316,00 km² | 1 213 m | -9,750, - 139,000 |
| Nuku Hiva | 339,00 km² | 1 224 m | -8,867, - 140,100 |
| Ua Huka | 83,40 km² | 855 m | -8,900, - 139,550 |
| Ua Pou | 105,00 km² | — | -9,400, - 140,067 |
Archipel des Australes
| Île | Superficie | Point culminant | Coordonnées |
|---|---|---|---|
| Raivavae | 14,95 km² | 437 m | -23,867, - 147,667 |
| Rurutu | 32,75 km² | 385 m | -22,450, - 151,333 |
| Tubuai | 45,00 km² | 422 m | -23,370, - 149,480 |
Archipel des Gambier
| Île | Superficie | Point culminant | Coordonnées |
|---|---|---|---|
| Mangareva | 15,40 km² | 83 m | -23,100, - 134,950 |
Sources : Wikidata (CC0) — détail des jeux de données.
Pourquoi certaines valeurs sont absentes
Un tiret signale une donnée manquante ou écartée, jamais une valeur nulle. Deux cas se présentent. Le premier concerne les données absentes de la source ouverte utilisée : l’altitude de plusieurs îles n’y figure pas, ou y figure sans unité exploitable. Le second concerne les données présentes mais ambiguës, comme les superficies d’atolls évoquées plus haut.
Une valeur douteuse n’est pas publiée, y compris lorsqu’elle circule largement ailleurs. Un tableau incomplet dont chaque valeur est vérifiable a plus d’utilité qu’un tableau complet dont certaines lignes sont fausses. Les valeurs manquantes seront comblées à mesure que des sources fiables les rendent disponibles.