Le climat de Rangiroa mois par mois

Rangiroa se situe dans l’archipel des Tuamotu, à une latitude où l’année se partage entre une saison sèche et une saison humide plutôt qu’entre quatre saisons marquées. Les écarts de température y sont faibles d’un mois à l’autre ; c’est la pluviométrie qui distingue réellement les périodes de l’année. Les valeurs présentées ci-dessous sont des normales calculées sur la période 1991-2020.

Les deux saisons de Rangiroa

La saison sèche et plus fraîche couvre la période de mai à octobre. La saison humide et chaude occupe les mois de novembre à avril. Cette division, commune à l’ensemble de la Polynésie française, se vérifie nettement dans les relevés.

Sur l’année, les six mois de saison humide reçoivent environ 1042 millimètres de précipitations, contre environ 411 millimètres pour les six mois de saison sèche. Le contraste entre les deux saisons est donc d’un facteur 2,5 sur ce seul critère.

Le mois le plus sec et le mois le plus arrosé

Le mois le plus sec est août, avec environ 39 millimètres de précipitations. Le mois le plus arrosé est décembre, avec environ 238 millimètres. L’écart entre ces deux mois est d’environ 199 millimètres, ce qui donne la mesure de la saisonnalité locale.

Les mois recevant moins de cent millimètres sont mai, juin, juillet, août et septembre. Le cumul annuel s’établit autour de 1453 millimètres.

L’évolution de la température au fil de l’année

Le mois le plus frais est août, avec une température moyenne d’environ 25,6 °C. Le mois le plus chaud est avril, autour de 27,2 °C. L’amplitude annuelle ne dépasse donc pas 1,6 degré.

Cette faible amplitude est caractéristique des climats insulaires tropicaux : la masse océanique environnante absorbe les variations et limite les écarts, aussi bien entre les saisons qu’entre le jour et la nuit. La température de l’air y reste proche de celle de la mer tout au long de l’année.

Ce que la nature d’atoll change au climat ressenti

Rangiroa est un atoll : un anneau corallien sans relief, dont le point le plus haut ne dépasse que de quelques mètres le niveau de la mer. L’absence de montagne a une conséquence directe sur les précipitations, car il n’existe aucun relief pour bloquer les masses d’air humide et provoquer leur condensation.

Les atolls reçoivent de ce fait moins de pluie que les îles hautes situées à latitude comparable. Cette même absence de relief explique qu’il n’y ait ni rivière ni source : l’eau douce dépend entièrement de la récupération des pluies et des nappes souterraines. Le vent, lui, traverse l’anneau sans obstacle.

La place de Rangiroa parmi les autres îles

Rapporté aux autres îles documentées ici, Rangiroa se situe au 3e rang sur 8, des îles les plus sèches aux plus arrosées. L’écart entre l’île la plus sèche et la plus arrosée du territoire atteint environ 1103 millimètres par an, ce qui montre que le climat polynésien ne se décrit pas d’un seul bloc.

Deux facteurs expliquent l’essentiel de ces différences : la latitude, qui éloigne plus ou moins de la zone de convergence intertropicale, et le relief, absent sur les atolls et marqué sur les îles hautes. Nuku Hiva figure parmi les plus sèches, Tahiti parmi les plus arrosées.

Le détail mois par mois

Normales climatiques mensuelles — Rangiroa (période de référence 1991-2020)
MoisTempérature moyennePrécipitations
Janvier26,7 °C200 mm
Fevrier26,8 °C203 mm
Mars27,1 °C153 mm
Avril27,2 °C100 mm
Mai26,9 °C86 mm
Juin26,3 °C75 mm
Juillet25,9 °C54 mm
Aout25,6 °C39 mm
Septembre25,6 °C56 mm
Octobre25,9 °C101 mm
Novembre26,3 °C148 mm
Decembre26,5 °C238 mm

Valeurs issues d'une reanalyse a maille large, non d'une station meteorologique locale : elles decrivent une tendance mensuelle, pas une mesure au sol.

Sources : Donnees Open-Meteo (CC BY 4.0), reanalyse ERA5, normales 1991-2020. — détail des jeux de données.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Ces normales proviennent d’une réanalyse climatique, qui reconstitue le climat passé sur une grille de calcul à partir de multiples observations. Elle ne remplace pas les mesures d’une station météorologique implantée sur l’île. Sur un territoire de faible superficie entouré d’océan, la maille de calcul intègre une large part de surface marine, dont la température varie peu.

Il en découle une limite précise : les températures minimales et maximales issues de cette source sont amorties et ne sont pas publiées ici. Les moyennes mensuelles et les cumuls de précipitations, en revanche, restent représentatifs de la tendance annuelle. Une moyenne mensuelle décrit par ailleurs une tendance sur trente ans, non la météo d’une année particulière, encore moins celle d’une journée.

La méthode de collecte et les limites de chaque jeu de données sont détaillées sur la page sources et données.